Mon parcours : comment j'ai appris tout ça (2 min)
Afin que vous compreniez comment j'ai acquis ces connaissances me permettant de vivre de la musique, je vais vous expliquer mon parcours :
J'ai commencé ma carrière de compositeur il y a 15 ans maintenant. J'ai fait un BTS Audiovisuel option son, j'ai donc été technicien du son. J'ai commencé à jouer de plusieurs instruments depuis l'enfance et j'ai depuis toujours composé. Un jour, comme vous sans doute, j'ai décidé de me lancer en tant que compositeur arrangeur, avec des compétences de technicien du son capable de s'autoproduire. Je voulais réaliser mon rêve.
Pour moi, être compositeur représentait simplement composer dans son coin et s'enregistrer, se faire commander des musiques, les faire placer sur de la vidéo, des publicités, etc... Mais, j'ai vite dû me poser la question de la visibilité et de l'accessibilité de ma musique car rien n'avançait, j'avais une centaine de musiques mais ne savais pas comment faire en sorte que ces musiques soient écoutées par les professionnels. La plupart des artistes pour qui je composais étaient des amis chanteurs ou des amis d'amis. Les réseaux sociaux, c'est bien, mais ça ne fait pas avancer professionnellement, et à l'époque nous n'avions que Myspace ! En parlant de ça si vous me cherchez sur Myspace, vous trouverez une vieille pépite compromettante.
J'ai alors fait des recherches sur Internet pour trouver les professionnels pouvant être intéressés par mes œuvres, les ai contactés par téléphone, tous ont posé cette question : "Avez-vous un site internet vitrine où écouter vos musiques ?". Il devenait clair que les réseaux de partage de musique comme Myspace ne suffisaient pas, je comprenais que j'étais noyé dans la masse amateur et que les pros ne passaient pas par ces réseaux. J'ai dû apprendre à construire mon site (à l'époque Wix n'existait pas). Hélas j'ai reçu beaucoup de réponses négatives à la suite de la mise en ligne du site :
"Votre univers ne nous correspond pas " était la réponse la plus courante.
J'ai compris au fil des conversations que l'image que dégageait ce site n'était pas du tout efficace et que les visiteurs professionnels ne prenaient même pas le temps d'écouter ma musique ! J'ai alors étudié les sites des autres et ai compris que ce n'était pas si simple. Un site c'est bien mais il faut qu'il soit attirant, fonctionnel et surtout que l'univers musical qu'on y propose corresponde à la vision et à l'univers des professionnels à qui on s'adresse.
Je n'en étais plus au stade de la composition, mais bien de la communication ! Je commençais à penser entreprise, logo et image et là, c'est parti ! Photoshop, montages vidéo, after effects devenaient de nouveaux outils de travail. Heureusement que tout ceci me passionnait, j'y ai passé un temps fou mais indispensable.
Je vais arrêter de parler de moi et de ces projets musicaux et commencer à parler des artistes avec lesquels j'ai pu travailler et qui ont eu tant de mal pour gagner de l'argent avec leurs projets à leur début comme moi. Je vous ai raconté tout cela afin que vous compreniez que la musique ne représente rien sans vitrine et communication. Quel que soit votre projet, on parle d'entreprise car si le but est d'en vivre et de gagner de l'argent, il faut donc penser "entreprise".
UN MONDE QUI EVOLUE
Côté chanteurs, auteurs-compositeurs-interprètes et groupes de musique malheureusement le coup de : "Je débarque avec ma guitare pour jouer devant un producteur" ne fonctionne plus : Les MAJORS et labels disposent maintenant d'outils pour vérifier la viabilité d'un projet artistique sans aucune prise de risque : Youtube, Facebook, Instagram, Twitter, etc... : LES RÉSEAUX SOCIAUX !
Au cours de ma petite carrière j'ai appris pas mal de choses, notamment en travaillant avec des personnes renommées qui m'en ont appris beaucoup sur le milieu. J'ai eu l'occasion par exemple de travailler et de recevoir chez moi une semaine et de revoir Emmanuel Eveno du groupe Tryo, de passer du bon temps avec Boris Jardel du groupe Indochine, ou encore de fréquenter de grands studios avec des interprètes très connus et sollicités tels que Loïc Pontieux. J'ai eu de longues conversations avec des représentants et directeurs artistiques de très grosses structures comme Universal, Wagram, etc... Certains ont des discours différents comme Loïc P. car il fréquente beaucoup les plateaux TV, il n'a pas les mêmes objectifs, mais nombreux tiennent le même discours : Un projet musical doit proposer un concept, une image, représenter un certain public et être accessible à ce public. De simples démos ne suffisent plus, le public attend aujourd'hui un produit de qualité et n'est pas capable de distinguer une mauvaise musique d'une musique mal produite (de manière générale). Surtout, pour en vivre, il faut que ce public qu'on choisit d'atteindre soit assez large : Si le public visé représente 100 personnes en France, on vendra 10 albums, et après ? Comme dit précédemment, les majors et labels ne signent plus d'artistes en prenant des risques, il faut leur proposer de la musique, un concept, une image et SURTOUT UN PUBLIC.
Comme on me l'a souvent dit : On ne voit que des bons à une certaine échelle professionnelle, l'élite de la musique est représentée par des têtes, pas forcément les meilleurs instrumentistes et meilleurs chanteurs, mais simplement un parmi les meilleurs dans leur domaine : JUL est très loin d'être le meilleur chanteur, soyons honnête, Autotune et tous les outils de correction sont là le concernant, mais il maîtrise parfaitement son image et son public.

Beaucoup de personnes me contactent en pensant obtenir le même résultat et en me demandant s'ils peuvent arriver à la même popularité, mais la réalité est très sévère : la motivation, le charisme, le professionnalisme, le sens des affaires et la détermination de ce genre d'artiste sont irréprochables, ils sont des modèles à suivre. Être chanteur ne suffit plus (je parle surtout du chanteur car c'est le cas le plus populaire).
Mais alors comment faire ?
- Soit vous apprenez à tout faire tout seul parce que vous avez les épaules pour ça et le terme "à fond" ne vous fait pas peur, dans ce cas les journées de 18h00 vous sembleront toujours trop courtes ;
- Soit vous avez un métier plus que convenable qui vous permettra de payer un graphiste, un photographe, un webmaster, le studio d'enregistrement, un laboratoire de mastering, un attaché de presse, un réalisateur de clip, un monteur vidéo, un motion designer, etc... le tout encadré par des commerciaux irréprochables.
Le truc, c'est qu'à la fin rien n'est sûr, quelques erreurs plomberont votre projet. C'est en suivant les conseils et exemples de ceux qui ont déjà réussi que vous y arriverez. Ayez un esprit d'analyse puissant pour rebondir facilement, acceptez la critique et comprenez bien qu'on parle d'entreprise puisqu'on parle d'investissement et de retour sur investissement, comprenez les clés du milieu comme de n'importe quel autre milieu d’affaires !
Mon discours doit faire sans doute peur à certains mais il ne faut pas avoir peur, il faut juste comprendre que seuls les motivés et déterminés réussissent, et que quel que soit votre niveau de vie à l'issue de votre démarche, le but est d'abord d'en vivre et pas uniquement d'être riche, c'est une autre démarche.
Pour ma part, j'ai décidé de commencer par vous apprendre les techniques pour vous autoproduire car c'est le point de démarrage pour les artistes disposant de peu de budget qui veulent se lancer dans un nouveau projet musical et de vie !
LES ÉTAPES
Il y a des étapes à suivre pour mettre toutes les chances de votre côté afin d'obtenir une première signature, la plus importante étant d'analyser en permanence le marché et vos plus gros concurrents. J'y reprends de manière plus détaillée ce que vous disais plus haut.
Notez que votre meilleure amie sera "l'observation", la base pour apprendre et évoluer.