Connaissez-vous bien le bouton gain ? Ce petit bouton, c'est probablement le réglage le plus mal compris du home studio.
Trop bas, et votre enregistrement sort trop faible, avec un souffle désagréable dès que vous remontez le volume. Trop haut, et la lumière rouge s'allume : le son sature, il craque. Et ça, aucun logiciel au monde ne sait le réparer. C'est le seul défaut vraiment irrécupérable de l'enregistrement.

Alors, à quoi il sert ce gain exactement ? Votre micro sort un signal minuscule, un murmure électrique. Le préampli, c'est l'amplificateur qui transforme ce murmure en un signal exploitable. Et le bouton gain, c'est simplement le dosage de cette amplification. Ni plus ni moins.
Là où tout le monde se trompe, c'est sur le niveau à viser. Beaucoup de gens cherchent à frôler le rouge, pour avoir le signal bien fort. C'était vrai à l'époque des magnétophones à bande, mais aujourd'hui, avec l'enregistrement en 24 bits (pardon, je m'étais promis de ne pas sortir ce chiffre), disons juste que votre interface a une réserve énorme sous le capot.
Donc pour traduire : visez un niveau moyen, tranquille, autour des deux tiers du vu-mètre, jamais dans le rouge. Si le pic le plus fort de votre prise reste bien en dessous du maximum, vous ne perdez rien en qualité, et vous gardez un airbag pour le cri imprévu ou le coup de médiator trop enthousiaste.

Et le fameux débat des préamplis haut de gamme ? Comme pour les micros, la différence existe, mais elle est minuscule à côté de votre pièce et de votre placement. Un gain bien réglé sur une interface à 150 euros bat un préampli de luxe mal réglé tous les jours de la semaine.


